L’Alpha et les dégâts
27 juin 2008
Qu’importerait donc l’ivresse pourvu qu’on ait le flacon ?
Un paradoxe pour une collection comme « ut pictura musica » ayant pour devise : "La musique est peinture, la peinture est musique"...
Par Pierre Doridot / Classica
Voici un CD plus efficace que le fameux « boîtier Beethoven », vous savez, cet appareil qui émet des ultrasons dirigés vers l’endroit que l’on veut préserver de petits sauvageons… dont les oreilles captent alors un son correspondant à l’équivalent d’une tronçonneuse au bruit suraigu. Au passage : curieux nom pour un tel boîtier, il y a tant d’autres compositeurs qui suscitent l’effroi, Feldmann, Barraqué, etc. Mais revenons à nos moutons.
Le label Alpha vient, lui aussi, de produire l’alpha et les dégâts en matière de son, un CD Liszt intitulé « Mazeppa », dont l’écoute prolongée et même brève peut provoquer des dommages irréversibles : le rejet pour tous ceux qui voudraient découvrir la musique du célèbre pianiste et compositeur. La sonorité imprécise du piano (Pleyel de 1846) ne peut cacher les défauts techniques du pianiste, Patrick Scheyder, qui avait déjà sévi, notamment, dans un récital Chopin gentiment dézingué dans le n° 174 de Répertoire par Philippe van den Bosch : « une interprétation hâtive et brutale, peu nuancée, suscitant au mieux l’ennui, et souvent des grimaces horrifiées, voire un franc mal de mer ».
Adoncques, après avoir défiguré Chopin, c’est au tour de Liszt. On pourrait en rire, mais tout cela malheureusement relève d’un pur amateurisme pompeux. Les Études sont malmenées, et c’est peu dire : ce n’est plus le mal de mer mais un véritable tremblement de terre que l’auditeur doit encaisser. Nous jetterons un voile pudique sur l’Improvisation inconsciente et inutile de M. le pianiste qui conclut ce disque. A-t-il voulu se comparer à Liszt ?
Comme le suggère la magnifique reproduction qui orne la pochette – un tableau d’Emile-Jean-Horace Vernet, Mazeppa aux loups –, fuyez, ventre à terre. Le meilleur du disque demeure cependant la soixantième minute, quand le disque s’arrête. On songe alors à un autre Mazeppa, celui de Victor Hugo, extrait des Orientales : « Chaque pas que tu fais semble creuser sa tombe. Enfin le terme arrive... »
Pitié, label Alpha, redonnez-nous Christina Pluhar et Eric Le Sage ! Merci.
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cris041 a écrit : 28 ans apres !!!!
Le moins que l'on puisse dire est que ce pianiste manque de grandeur !!! Cher monsieur, v...
XIAN a écrit : Une ombre difficil...
Difficile, de réagir. Mais je ne puis rester indifférent à la réaction d'un pianiste que, c...
RenayeM a écrit : Drôles de vidéos.....
Jusqu'à quel âge continuera-t-elle à nous surprendre? Et sinon est-ce que quelqu'un sait d...
philippe Agrippa a écrit : ANDRE MATHIEU (192...
Un contemporain donc , absolument ignoré en Europe. le "Mozart du Canada" ses premières oe...
philippe Agrippa a écrit : Le" concerto de Qu...
et nous voici dans la musique contemporaine : andré Mathieu (1929-1968) un excellent cd p...
philippe Agrippa a écrit : Le
et nous voici dans la musique contemporaine : andré Mathieu (1929-1968) un excellent cd p...
philippe Agrippa a écrit : Le
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philippe Agrippa a écrit : BARENBOÏM m'étonne...
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