Incroyable : ils ont réédité Raymond Trouard !

Sony BMG vient de faire paraître l’un des coffrets les plus étonnants de ces vingt dernières années, en décidant de rendre un hommage improbable en 8 CD au pianiste Raymond Trouard, un nom qui ne dira rien à la plupart de mes lecteurs.

Quand Le Monde de la Musique a annoncé le mois dernier un article sur ce pianiste, j’ai été interloqué par une telle audace de la part de ce magazine qui nous a habitués à un conformisme sans faille et à parler surtout de Nicholas Angelich, avant de comprendre que d’audace il n’y avait point mais que l’occasion en était la parution de cette somme discographique chez une major, même si, dans les deux pages publiées, l’on ne disait rien de bien intéressant sur le pianiste lui-même en reproduisant quelques souvenirs trop bouillis du viel homme, aujourd’hui âgé de 92 ans. Quand Arbiter a publié les restes préhistoriques des enregistrements de Ignaz Tiegermann, on ne se souvient pas que Le Monde de la Musique ait consacré deux pages à l’artiste.

Et on s’interroge sur le nom du fou-furieux qui a bien pu, chez Sony BMG, prendre la décision de publier la boîte, à moins qu’il ne s’agisse d’une tentative radicale de la direction française de la Major de justifier la liquidation pure et simple de son département classique par la création d’une preuve incontestable qu’en voulant faire “quelque chose d’intéressant” en classique on ne pouvait que perdre de l’argent et se prendre des retours !

” Qui se souvient de Raymond Trouard ?” clame avec une certaine provocation la publicité du coffret, un peu à la manière de Eric Besson se demandant l’année dernière qui connaissait Madame Royal… Ah oui, je vous le demande, qui ? Ses nombreux élèves au Conservatoire, sans doute, et dont on doit probablement à l’amitié de l’un d’entre eux ces rééditions. On m’a parlé d’un professeur intègre, estimable et charmant, quand j’en avais questionné certains sur ce Raymond Trouard… auquel je dois, quant à moi, l’une des grandes énigmes fondatrices de ma vie de mélomane.

Les Valses de Chopin par Raymond Trouard, que l’on retrouve dans le coffret BMG, furent le deuxième disque que j’achetai avec mes sous à 11 ans, et c’était un cadeau à ma Maman pour la Fête des mères – le premier achat ayant été les concertos de Chopin et Liszt par Heidsieck, Dervaux et Colonne, qui ne m’avaient pas déçu, eux. Curieux choix que ce doublon pour les Valses, car nous les avions déjà dans la discothèque familiale par Dinu Lipatti. Mais je devenais discophile, donc collectionneur.

J’avais été choqué par les interprétations de Trouard dont j’admirais les capacités techniques solides mais dont je ne m’expliquais pas l’intérêt qu’il pouvait y avoir à jouer du piano sans y mettre le moindre phrasé.

Et, avec l’imagination qu’on se fait à cet âge-là, et la prétention acquise (déjà…) par la lecture des livres de Bernard Gavoty et ma “dévoration” mensuelle de Diapason qui n’en avait à l’époque que pour les monstres techniques qu’étaient Reine Gianoli ou André Krust et disait du mal de Glenn Gould, je me prenais à l’idée d’expliquer à ce Raymond, pour son bien, peut-être sous la forme d’une lettre que j’aurais alors adressée chez l’éditeur CBS, ce que c’est que le phrasé, et combien il est dommage d’être si près du but, de savoir jouer du piano si proprement pour en jouer si mal, par l’ignorance de ce qu’est le rubato ! Raymond me désespérait et me fascinait en même temps.

Ce disque des Valses de Chopin était aussi une calamité picturale, mais je crois, en fait, que c’est pour cela que je l’avais choisi : on y voyait, sur le clavier en ivoire d’un piano Pleyel en acajou laqué (toujours plus beau, faut dire, que les ignominies décoratives de la soi-disant maison Pleyel de Arnaud Marion aujourd’hui…) une rose rouge posée. Je découvre aujourd’hui dans le coffret CBS que cette pochette était en quelque sorte déjà le remake (était-ce une idée de pochette de Raymond lui-même, et dont il avait voulu faire suivre les rééditions de son disque ?) de la pochette originale qui, dans une tendance graphique davantage encore “années 50″, laissait voir la tragique et impressionnante moulure noire de la main de Chopin, posée sur le clavier d’un Pleyel noir lui-aussi, avec à droite du clavier un bouquet de…violettes. Ce qui rajoutait à la gaieté de la composition de la pochette d’origine. Il est vrai que les disques de Raymond Trouard furent la plupart enregistrés sur piano Pleyel, la marque préférée de Frédéric. Cela leur fait un point commun, au moins.

On l’aura compris, Raymond Trouard aura été aussi un élément majeur de ma formation musicale, et cela en quelque sorte a contrario ; sans que j’eusse l’honneur jamais de faire partie de sa classe au Conservatoire.

Je me suis ensuite repassé en boucle, au point de l’abîmer définitivement, le début de la Quatrième Ballade de Chopin par Samson François – la version japonaise, vous savez, qui est parue juste après sa mort dans un beau coffret blanc, et dont ce balancement initial est l’une des plus belles choses de Samson François jamais captée par un micro –, pour lui-montrer, à Raymond, au cours de ma masterclass imaginaire, la manière dont il faut chalouper dans Chopin ! Mais il ne m’écoutait pas et n’y arrivait pas.

J’ai conscience d’être un peu atroce ici, et j’ai voulu tempérer mon injustice – qui trouve sa source dans un traumatisme intime de jeunesse – en écoutant soigneusement le coffret.

Les Valses de Chopin sont horribles et délicieuses, totalement conformes à mon souvenir – quand, bien souvent réécoutés en CD, les vieux vinyles n’y ressemblent plus du tout. Mais elles sont très spéciales pour moi, vous savez maintenant pourquoi.

Le reste du Chopin est compétent mais moins raté parce que rien n’est plus difficile que les Valses de Chopin, c’est vrai. De même que les sonates de Beethoven sont OK, dont la roideur a un côté titi du Faubourg Saint-Antoine. Ce n’est pas le même métal que Backhaus, ne rêvez pas.

Il y a un Chabrier sans la moindre trace d’humour, j’allais écrire d’amour, mais aussi une treizième sonate de Haydn qui serait presque excellente : c’est beaucoup, beaucoup mieux que Michèle Boegner, si vous me suivez. D’ailleurs, au fait, puisque vous avez décidé de perdre de l’argent, Sony Bmg, pitié, rééditez les enregistrements de Wanda Landowska au piano avec ses Haydn géniaux !

Le concerto de Grieg témoigne, si j’en crois le copyright, d’une infidélité à CBS pour Pathé. Le bon Dervaux assure encore un max, quant à son habitude et, franchement, Trouard semble même un peu prendre son pied, dans une chaussure convenablement cirée de français moyen. Mais c’est de la musique sincère.

Le Premier de Tchaïkovski est viril comme il se doit, et les traits efficaces et bien tirés, avec ce côté endimanché qui nous rappelle les concerts dominicaux de la grande époque, celle des associations symphoniques parisiennes. Goûtez, je vous en prie, Trouard qui se lâche dans la cadence du premier mouvement : un bon collant au montage, mais ça fait bonne allure. Moi, ce qui me plaît le plus là-dedans, c’est la pâte orchestrale de Dervaux et Colonne : c’est un peu troisième degré comme jouissance, mais réalisez qu’on ne ré-entendra JAMAIS plus cela – et, plus marrant encore dans les concertos de Liszt : c’est Bigot Eugène qui tient le bâton.

Et les Valses de Schubert sont parfaites, je suis sérieux : elles sont indiquées “sentimentales” et Trouard est tout sauf un sentimental. Parfait.

Le coffret, après vous avoir fait traverser la Sonate de Liszt à la schlague, et entendre un amusant Carnaval des Animaux qui sent sa Salle Gaveau d’après-guerre (le Cygne est joué par André Navarra, un grand comique lui aussi !), s’achève par du Bach.
C’était déjà le temps de Vatican II. Trouard enterre Johann Sebastian avec une messe en français.

Le livret vous aidera à comprendre quel genre d’homme rugueux et quel pianiste moderne et éducateur respectable était Raymond Trouard, et comme avec l’âge il a su le rester, si j’en crois certains de ses jugements, rien moins que cacochymes. Il n’a pas été aidé par l’intervieweur, ou a voulu contrôler le texte. Les vieux messieurs sont souvent drôles. Pas Raymond. Ce livret est assez avare d’images, mais montre par des photos d’époque un artiste qui ressemblait physiquement à la musique qu’il faisait.

J’ai enfin mis un visage sur ma version la plus précieuse des Valses de Chopin.

Il n’y a plus de mystère Raymond Trouard. Il n’y en a jamais eu d’ailleurs, ailleurs que dans ma tête brulée de jeune discophile.

Le pire était encore à venir.

Car, ce qu’on peut écouter comme musique mauvaise, et aimer cela…


posté le Dimanche 1 juin 2008 à 22:57.

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Commentaires

1. Le Mercredi 4 juin 2008 8:45, par py.lascar

Bonjour, C'est sur qu'il y aurait des choses à rééditer avant les disques de Raymond Trouard. Mais ainsi on peut voir que Sony BMG (filiales toutes confondues) a une idée une fois tous les 10 ans. Cordialement,

2. Le Jeudi 5 juin 2008 22:03, par camille

Monsieur, Je suis l'époux de la petite nièce de Raymond Trouard. Par votre faute, nous avons trouvé notre aïeul très agité en son hospice du « crescendo final » ; la lecture de votre article l’a fort peiné, au point du lui faire renverser sa poterie à aisances sur la tête de son infirmière de couleur. Raymond Trouard, Monsieur Riesel, est un pianiste de grand talent qui a mené une carrière internationale que vous lui enviez – ni plus ni moins. Vous vous croyez fort, mais qu’êtes-vous, sinon un distributeur de disques et de mauvais points ? Raymond Trouard a derrière lui une génération d’élèves reconnaissants, parmi lesquels on compte des noms tels que Jean-Yves François, Hubert de la Cotte, Benoît Buttner, Alexandra Bartholomée, Vivica Touratier, Jean-Humbert Golaz et, bien sûr, Laure Vandeputte, onzième lauréate du dernier concours Chopin d’Albany (état de New-York) À la réflexion, vous êtes un drôle ! et vous avez un gros nez ! Camille Gollnisch

3. Le Mardi 10 juin 2008 9:29, par Gilles B

Cher Monsieur, Vous n'aimez pas Raymond TROUARD et vous le faites savoir. Admettez que ceux qui aiment Raymond TROUARD le disent également, mais certainement avec moins de méchanceté que vous. On sait qu'en musique, comme dans l'art en général, un artiste peut être porté aux nues et en même temps fort critiqué. Certains adulaient CZIFFRA quand d'autres le détestaient. De même pour RICHTER, HOROWITZ... De même pour bien d'autres ! Alors soyons objectifs s'il vous plait, ou tâchons de l'être ! Raymond TROUARD fut un artiste intégre, au sens où il n'a jamais cherché à racoler le public par un "pianisme" sentimental. Vous lui reprochez son manque de rubato dans Chopin ? Mais, cher Monsieur, reportez-vous aux partitions de Chopin ! Raymond TROUARD respecte le texte ce qui est loin d'être le cas chez d'autres! Le fameux rubato dont vous parlez, Chopin le faisait-il ? J'en doute ! C'est plutôt des décennies de mauvais Rubato qui nous ont habituées à ce Chopin là, des décennies de mauvais goût. Raymond TROUARD est un homme sincère. "Equilibre sonore, tact, simplicité expressive et rythme sans volubilité" (Henry JACQUES), voilà le piano de Raymond TROUARD. Tout cela avec une technique très sûre ... Le Concerto de Tchaïkowsky avec l'excellent DERVAUX est une grande réussite, même si TROUARD n'est pas russe, ce que certains ne manqueront pas de lui reprocher ! Grieg est parfait, très poétique ... Les Nocturnes et les Mazurkas sur piano Pleyel sont splendides, réalisés en direct à la radio .... Alors ce coffret de 11 cd (et non pas 8) ressuscite ce grand virtuose, et je salue le courage de Sony d'avoir pris le risque de cette réédition.

4. Le Mardi 10 juin 2008 10:34, par Gilles B

J'ajoute à mon commentaire précédent ce qu'a dit la critique (la vraie ...) à propos de Raymond TROUARD : « Une technique légendaire… des mains merveilleuses… une source de joie ». Bernard Gavoty – dit Clarendon – Le Figaro. « Le piano, le somptueux piano d’Emile Sauer, de Rachmaninoff, et de Vladimir Horowitz, peut être fier de Monsieur Trouard ». Jean Wiener. « La plus magnifique exécution du concerto en mi bémol de Liszt, dont il me souvienne depuis Busoni… ». Jean Chantavoine. « L’appassionata fut la plus belle ou la plus sublime - j’use sans hésiter du superlatif absolu – que j’entendis depuis Yves Nat ». José Bruyr. La critique internationale n’est pas moins élogieuse : « Depuis longtemps Debussy n’a pas été interprété avec une force aussi ingénue, dans une approche aussi intuitive qu’à cette soirée donnée par Trouard ». Der Tagespiegel – Berlin. « L’évènement central du concert fut le concerto de Ravel avec Raymond Trouard. Le public comme l’orchestre (symphonique de Vienne - ndr) subirent la fascination du pianiste qui fut fêté avec enthousiasme ». Neues Osterreich – Vienne. « Le jeu de Raymond Trouard fit de la Burlesque de Richard Strauss, un succès incontestable pour lui-même et pour l’œuvre ». Volkstimme – Vienne. « C’est un artiste spirituel, plein de poésie, prenant, et du point de vue technique … légendaire ». Svenska Dagbladet – Stockholm. « Raymond Trouard a l’ardeur intrépide, la technique d’acier, la sonorité claire et brillante, la franchise et la sûreté rythmique du grand virtuose ». Le Soir – Bruxelles.

5. Le Lundi 16 juin 2008 9:01, par enrique

Comme si le catalogue d'abeillemusique.com ne regorgeait pas de mauvais pianistes...

6. Le Lundi 16 juin 2008 22:19, par Michel Daudin

Monsieur Riesel ! Croyez-vous vraiment que les "papiers" que vous vous pensez autorisé à commettre sur le blog "Qobuz" soient de nature à vous procurer l'estime de quiconque ? Je ne connais ni M. Raymond Trouard ni ses disques, car il n'a jamais fait partie de mes choix ou conditionnements discographiques, mais je lis sur lui d'autres avis que le vôtre - autrement plus dignes dans leur expression - et j'ai vraiment honte pour vous. J'aurais presque honte de vous, c'est à dire au fond de savoir qu'en notre pauvre pays qui s'enfonce dans le désastre il est des paroles "publiques" - car vous êtes hélas une sorte d' "homme public" - de cette nature. Vous donnez, par la cruauté gratuite de votre propos sur cet artiste - qui a tout de même apparemment mérité le respect et l'admiration de plumes bien mieux autorisées que la vôtre - une image totalement désastreuse de votre profession. Car qu'êtes-vous d'autre finalement qu'un vulgaire distributeur - des plus vulgaires d'ailleurs !! - qui ne prend pas, qui n'a jamais de sa vie pris le moindre risque artistique, à l'inverse de ceux que vous osez assez lâchement insulter ! Je vous souhaite, juste avant que de mourir, d'avoir à connaître et en particulier à lire la bien piètre opinion - ô combien méritée celle-là ! - que vous aurez laissée de vous non seulement dans votre milieu professionnel mais aussi dans le vaste monde que via internet vous arrosez aussi impudiquement de votre calamiteuse vanité et de votre mercantile amertume (je n'en veux pour preuve que l'autre papier de vous - qui traîne aussi sur ce Blog décidément bien "trash" - concernant les produits culturels annexés à certains quotidiens ou hebdomadaires !). Salutations attristées. Michel Daudin

7. Le Jeudi 19 juin 2008 22:22, par Eugénie Berchon

"Sony BMG vient de faire paraître l’un des coffrets les plus étonnants de ces vingt dernières années, en décidant de rendre un hommage improbable en 8 CD au pianiste Raymond Trouard, un nom qui ne dira rien à la plupart de mes lecteurs." Monsieur, sachez tout d'abord, que ce coffret ne compte pas 8, mais 11 CD, ce qui me laisse à penser que vous n'avez pas réellement pris le temps de regarder et donc d'écouter cette réédition... La question qui me préoccupe est : pourquoi donc chercherait-on à faire une critique aussi fielleuse sur un pianiste dont on n'a pas pris la peine d'écouter les disques... Tout simplement ne supportez-vous pas l'idée que certains mélomanes achètent chez Sony... mais, si c'était abeille musique qui avait fait paraitre "Raymond Trouard, une vie pour le piano"...vous plairait-il autant de répandre votre venin? J'en doute...Monsieur Riesel, vous n'êtes rien d'autre qu'un commerçant...vilipender ainsi sur le compte d'un homme de 92 ans, même s'il était, ce que vous désignez comme un faiseur de "musique mauvaise" , ce qui n'est pas le cas, dénote de beaucoup de petitesse. Peut-être les choix de Raymond Trouard dans certaines pièces peuvent-ils vous sembler étranges... on ne joue pas la musique au XXIème siècle comme on interprétait à la moitié du XXème... et, il est facile de trouver des valses "horribles et délicieuses", lorsque l'on n'est soi-même qu'un vendeur de bas-étage. Ce pianiste fait incontestablement preuve d'une très grande technique, si grande qu'il faudrait vraiment être stupide, ou alors de très mauvaise foi pour le contester. Il a marqué son époque, ce qui est indéniable et votre phrase : "je me prenais à l’idée d’expliquer à ce Raymond, pour son bien, peut-être sous la forme d’une lettre que j’aurais alors adressée chez l’éditeur CBS, ce que c’est que le phrasé, et combien il est dommage d’être si près du but, de savoir jouer du piano si proprement pour en jouer si mal, par l’ignorance de ce qu’est le rubato ! " N'est-ce pas là faire preuve de beaucoup de prétention que de pouvoir imaginer donner des conseils, lorsque l'on est incapable de faire cent fois moins bien que ceux que l'on critique? N'est-ce pas là surtout la preuve d'un complexe d'infériorité transformé en arrogance et méchanceté gratuite? Pour conclure : "un artiste qui ressemblait physiquement à la musique qu’il faisait.""J’ai enfin mis un visage sur ma version la plus précieuse des Valses de Chopin." Etant donné que vous n'aimez pas cette musique et particulièrement ces valses que vous qualifiez d'horribles, j'imagine que vous trouvez Raymond Trouard fort laid...oserais-je vous dire qu'en voyant votre photographie sur le blog, je n'ai d'abord rien éprouvé, sinon une vague forme de compassion pour votre enveloppe physique...en revanche, en lisant ces quelques phrases, j'ai, après la consternation des strophes précédentes, eu une irrépressible envie de rire : ces deux phrases résument à elles-seules l'article : un médiocre, cherchant par tous les moyens à attaquer...et qui se permet de distribuer des prix de beauté alors qu'il est fort mauvais juge en la matière, bien plus que ceux qu'il se permet de détruire... Toutefois, il me semble injuste de vous en vouloir...après tout, peut-être manquait-il à votre intellect mesquin un argument pour clore votre thèse d'une manière encore plus pitoyable que son commencement. La seule chose que je vous souhaite tout comme M.Michel Daudin, et que sur votre lit de mort, vous entrevoyiez les résultats de votre mercantilisme et de votre vanité infecte, et PRINCIPALEMENT, de leurs résultats... Avec ma consternation, Eugénie Berchon, 14 ans

8. Le Samedi 21 juin 2008 10:46, par Yves

Chère Eugénie, Je vous félicite. Pour vos 14 ans, vous avez une plume bien affutée, bravo. J'espère vous relire souvent sur ce site, sur d'autres sujets, il n'en manque pas qui pourront vous permettre de nous en faire profiter. Quant à moi, ayant je crois fait un peu la réclame de ce coffret en somme, d'une manière que vous n'aimez pas et dont vous ne comprenez pas la fantaisie, je vous propose de clore cette discussion. Bonne Fête de la Musique ! Y



Auteur :
Yves Riesel

Biographie de l'Auteur :
Dans un récent numéro du Nouvel Observateur, Jacques Drillon annonçait la mort de la musique classique. Ma tâche est définie, ma mission fixée !

Yves Riesel, né en 1958. Tombé très tôt dans la marmite, il n´a jamais compris pourquoi la musique classique suscitait tant de conservatisme et pourquoi les filles et les fils y ressemblaient tant à leurs mères et pères. Il est le directeur de Abeille Musique, et le créateur du site Qobuz.com

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