(enfin, ce qu’il peut en rester…)
La maison au petit chien qui écoutait la voix de son maître (l’animal vient d’être mis à la fourrière il y a peu…) annonce une nouvelle fournée de GROC (Great Recordings of the Century) :
Emi se souvient enfin des Sibelius de Beecham, le plus grand divulgateur british de l’œuvre du Finlandais (à ma connaissance, référence introuvable ces dernières années en CD, ci-contre)
Bertrand Dermoncourt, le dirlo de Classica, est dans tous ses états, ne dort plus et prend trois avions par jour afin de s’imprégner de la pensée de son gourou à barbe de quatre jours et gestique incantatoire : le LSO Live vient de publier un témoignage, pris en concert, (ci-contre) des activités mahlériennes à Londres du chaman des steppes (saison 2008-09 du London Symphony Orchestra). Selon l’adorateur du nouveau patron du Barbican, cette lecture provoquerait des fissures dans les amplificateurs…
(A noter, dimanche 9 mars, le London Symphony Orchestra, dirigé par Gergiev, sera en concert à la Salle Pleyel avec la Symphonie n° 7 en mi mineur de Mahler.)
Et puis, parmi les parutions qui ne connaîtront pas forcément les hommages de la presse et les commandes chez les disquaires, je tiens à signaler ce nouvel opus discographique de l’Orchestre de Cincinnati et du futur patron de l’Orchestre de Paris, Paavo Järvi. J’avais découvert les relations discographiques du sosie de Poutine et de la phalange US par un inattendu Boléro qui, en écoute comparée, avait surpris et désarçonné la rédaction de Classica. Cette enthousiasmante lecture de la Cinquième de Prokofiev est aux antipodes des versions rouleau-compresseur présentées par les baguettes soviétiques. Le fiston Järvi recherche, avant tout la veine lyrique et les subtils détails d’orchestration imaginés par Prokofiev en 1944. Partition à ne pas confondre avec l’autre Symphonie de guerre venue de Leningrad. Et puis les prises de son Telarc…
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1. Le Thursday 13 March 2008 23:11, par Pierre-Yves Lascar
Bonjour, Evidemment, dès qu'il s'agit de Sibelius, mon esprit se ressaisit. Sibelius, une passion absolue et qui s'amplifie de jour en jour. Bizarre pour un français, non ? Ce n'est pas courant dans les chaumières. Une fois écouté, on n'en réchappe plus. Vous avez déjà écouté une page aussi folle que le Prélude de La Tempête ? Ce n'est pas contemporain de Varèse pour rien! Mais voilà, fou fou que je suis, je vais bien rencontrer un autre fou. Quelqu'un d'entre vous ne pourrait-il pas m'aider à trouver la Quatrième Symphonie, la Karelia-Suite, Finlandia et la Valse Triste par Tauno Hannikainen avec le URSS RSO. Bon sang, que fait Melodiya ? Et puis les gravures d'Eugène Ormandy avec l'Orchestre de Philadelphie chez CBS, les monos du début des années 1950 : Lemminkainen-Suite, Le Cygne de Tuonela, En Saga, Finlandia, Tapiola, Les Océanides, La Fille de Pohjola, la Deuxième de 1947, les Quatrième et Cinquième de 1954 ? Ainsi, il n'y pas que Beecham qu'on oublie ! Dans le même genre, je me demande ce que fait Mercury de la quasi intégrale Beethoven partagée entre Paray et Dorati (1954-1959) ! Heureusement, on peut redécouvrir ici en France très bientôt la 6ème de Paray dans un joli coffret distribué par Distrart. Premier mouvement complètement fou. Ceux qui n'aiment pas Furtwängler, qu'ils y aillent. En tous cas, merci de me sauver. Pierre-Yves L.