« Merci beaucoup, vraiment, de tant de sensibilité à ce travail baroque et pourtant d’aujourd’hui.
Tous les mérites que vous m’attribuez sont surtout l’œuvre de Vincent Leterme, le compositeur de ces intermèdes musicaux si magnifiques et si justes, qui a beaucoup travaillé avec Eric Ruf, lequel assurait la direction d’acteurs en plus de la scénographie.
Le travail de Vincent confirme le « ton » du spectacle, qui a besoin de cette « autorité ».
Je peux témoigner de son exceptionnelle attention, non seulement aux stylistiques du spectacle, servies ou transgressées d’un commun accord entre nous trois, mais aussi des « soins » attentifs, prodigués aux comédiens en apprentissage des airs et des divers ensembles vocaux, composés “sur mesure” et souvent adaptés au fil des répétitions.
(Vincent Leterme va également assurer d’autres musiques au Français, pour une création de la saison 2008 -2009 avec Julie Brochen )
Je suis très heureuse aussi que vous ayez apprécié les voix, que le travail de Vincent permet de juxtaposer, réussissant dans certains cas à faire de nécessité vertu. Il a construit avec patience une sorte de “patine” générale, selon les registres et dans la logique des rôles, et des personnalités, tout en gardant le “grain ” que vous avez souligné dans votre article. (Le trio Véronique Vella, Léonie Simaga, Sylvia Bergé, par exemple).
Quant à nous, marionnettistes, cette expérience confirme toutes les possibilités de la rencontre entre le lyrique et le « théâtre de poupées », déjà précédemment expérimentées avec la création de l’opéra de Haydn, <i>Philémon et Baucis</i> (à l’Opéra national de Lyon, avec les Musiciens du Louvre). Nous avons plusieurs désirs de créations en réserve, tant contemporaines que dans un répertoire de curiosités musicales plus anciennes.
Merci aussi de ce rappel du grave préjudice que le Théâtre du Fust doit surmonter avant de rebondir sur de nouveaux projets. L’appréciation des valeurs artistiques est gravement perturbée à Montélimar… et partout d’ailleurs.
Vos commentaires sur le mélange des genres sont réconfortants : les politiques culturelles et les programmations les plus respectables cèdent aux lois de l’événementiel, décalant les repères esthétiques du public, même le plus formaté qui … s’habitue et se «reformate» !
Emilie Valantin














