<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<!-- generator="wordpress/2.3.1" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>Alain Duault - Qobuz Blog - L\'Humeur</title>
	<link>http://qobuz.com/blogs/alainduault</link>
	<description>Just another Qobuz.com weblog</description>
	<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 08:00:35 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.3.1</generator>
	<language>en</language>
			<item>
		<title>L’humeur de juillet : Opéras trompe-l&#8217;oreille</title>
		<link>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/06/25/l%e2%80%99humeur-de-juillet-operas-trompe-loreille/</link>
		<comments>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/06/25/l%e2%80%99humeur-de-juillet-operas-trompe-loreille/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 08:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/06/25/l%e2%80%99humeur-de-juillet-operas-trompe-loreille/</guid>
		<description><![CDATA[Depuis quelques années, on voit refleurir à l’approche de l’été des affiches annonçant des représentations d’opéras devant des châteaux, de Sceaux à Vaux-le-Vicomte en passant par Champ-de-Bataille, le Sénat, Nancy ou Carcassonne. Les metteurs en scène en sont des people, ce qui permet une communication formidable, des places vendues sans difficultés et des recettes appréciables. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques années, on voit refleurir à l’approche de l’été des affiches annonçant des représentations d’opéras devant des châteaux, de Sceaux à Vaux-le-Vicomte en passant par Champ-de-Bataille, le Sénat, Nancy ou Carcassonne. Les metteurs en scène en sont des <em>people</em>, ce qui permet une communication formidable, des places vendues sans difficultés et des recettes appréciables. Mais, comme il ne s’agit pas des Chorégies d’Orange ou de la Cour de l’Archevêché d’Aix-en-Provence, aux acoustiques exceptionnelles, le parti pris est de « sonoriser » les chanteurs. Pourquoi pas – si la sono est de qualité : hélas, cette année encore, ce n’est toujours pas le cas! Mais surtout, pour mener à bien une entreprise a priori sympathique (apporter l’opéra à ceux qui n’osent pas entrer dans des maisons d’opéras qu’ils jugent trop intimidantes), il faut que les artistes soient à la hauteur de la tâche! C’est là que le bât blesse avec une régularité attristante.</p>
<p>Distribuer un opéra comme<strong> </strong><em>Les Contes d’Hoffmann</em>, le titre choisi cette année, est un casse-tête pour tout directeur d’opéra : on comprend donc la difficulté pour une structure qui prétend ne s’adresser qu’aux « jeunes talents du chant » ! Mais qui donc a pris la responsabilité de cette distribution? Qui a recruté l’orchestre? À quoi peut servir le fait de proposer, à l’exception d’un excellent Nicklausse, une caricature vocale, une approximation musicale, fut-ce dans une mise en scène plutôt réussie qui, sans invention extravagante, sait parfaitement déployer des images qui donnent à voir les sentiments de personnages qui existent vraiment? Pourtant, c’est la musique qui devrait d’abord les faire entendre, la mise en scène n’étant là que pour offrir à l’oeil un support d’interprétation, une plus value de sens qui la fait rayonner. Mais si la musique ne rayonne pas !&#8230;</p>
<p>Pour que cette entreprise soit viable, il faut que ses initiateurs s’interrogent vraiment sur le recrutement des artistes qu’ils engagent et qu’ils se souviennent que, pour chanter en plein air et amener des foules nouvelles à l’opéra, il faut disposer des éléments techniques d’une part et des éléments humains, c’est-à-dire vocaux, d’autre part. C’est ce qu’a réussi <strong>Pavarotti</strong> en son temps. Sinon à quoi sert finalement un tel spectacle en trompe-l’oreille ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/06/25/l%e2%80%99humeur-de-juillet-operas-trompe-loreille/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;humeur de juin : principes</title>
		<link>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/05/27/lhumeur-de-juin-principes/</link>
		<comments>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/05/27/lhumeur-de-juin-principes/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 May 2008 10:44:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/05/27/lhumeur-de-juin-principes/</guid>
		<description><![CDATA[
Il est toujours curieux d’observer la bruyante exigence d’une application de « principes » de la part de ceux qui sont par ailleurs si prompts à s’enflammer soit contre la routine soit contre la nouveauté. Ainsi, ceux qui vitupèrent la fameuse Regietheater, à l’allemande, que Gerard Mortier a importée à l’Opéra de Paris et qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2" face="TimesTen-Roman"></p>
<p align="left">Il est toujours curieux d’observer la bruyante exigence d’une application de « principes » de la part de ceux qui sont par ailleurs si prompts à s’enflammer soit contre la routine soit contre la nouveauté. Ainsi, ceux qui vitupèrent la fameuse Regietheater, à l’allemande, que Gerard Mortier a importée à l’Opéra de Paris et qui nous a donné le pire (<font size="2" face="TimesTen-Italic"><em>Les</em></font><font size="2" face="TimesTen-Italic"><em> Noces de Figaro </em><font size="2" face="TimesTen-Roman"><em>par Marthaler)</em> et le meilleur <em>(</em></font></font><font size="2" face="TimesTen-Italic"><em>Don Giovanni</em> </font><font size="2" face="TimesTen-Roman">par Haneke),</font><font size="2" face="TimesTen-Roman"> sont les mêmes qui, <em><font size="2" face="TimesTen-Italic">au nom de principes </font></em></font><font size="2" face="TimesTen-Roman">(édictés par qui?), prétendent interdire à Nicolas Joel de mettre en scène à l’Opéra de Paris à présent qu’il va en prendre la direction! </font></p>
<p align="left"><font size="2" face="TimesTen-Roman">Or ils devraient au contraire se réjouir d’avoir l’assurance de mises en scène soignées, respectueuses des <font size="3">œuvres</font> sans être pour autant passéistes. Car <strong>Nicolas Joel</strong> a, depuis plusieurs décennies, fait ses preuves sur toutes les scènes du monde comme un metteur en scène qui s’inspire en tout premier lieu de la musique, de ses structures, de ses rythmes, qui essaie toujours de <em><font size="2" face="TimesTen-Italic">raconter </font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">une <font size="3">œuvre</font> pour </font></font><em><font size="2" face="TimesTen-Italic">aujourd’hui </font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">– sans resituer nécessairement,</font><font size="2" face="TimesTen-Roman">  dans un premier degré primaire, n’importe quelle <font size="3">œuvre</font> dans un prétendu « aujourd’hui » mais en l’éclairant </font><em><font size="2" face="TimesTen-Italic">depuis le point de vue d’aujourd’hui. </font></em></p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left"><font size="2" face="TimesTen-Roman">Pour autant, quand il transporte </font><em><font size="2" face="TimesTen-Italic">Aïda </font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">à l’époque de sa création, en 1871,</font><font size="2" face="TimesTen-Roman">  il trouble cette fois les consciences des tenants d’une imagerie à l’ancienne qui prétendent y voir éternellement la reproduction animée des statues du musée duCaire! Ce sont ceux-là, cette fois, qui s’inquiètent de voir sur la scène de « leur » Opéra ces « débordements », cette «modernité » qui dérangent leur digestion lyrique! L’opéra est un art suffisamment fort pour résister à tous les traitements mais le désir de beauté demeure le plus petit commun dénominateur des spectateurs qui se rendent dans ses temples parce que la beauté offre un chemin vers la vérité : <em>« Tant qu’il existera des fragments de beauté, on pourra encore comprendre quelque chose au monde »</em> écrit Guido Ceronetti. </font></p>
<p align="left"><font size="2" face="TimesTen-Roman"> </font><font size="2" face="TimesTen-Roman">Au nom de quoi un metteur en scène qui vient de nous donner l’un des plus beaux </font><em><font size="2" face="TimesTen-Italic">Chevalier à la rose </font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">de ces</font><font size="2" face="TimesTen-Roman">  dernières années, qui a su l’an dernier inventer des images saisissantes pour faire revivre </font><em><font size="2" face="TimesTen-Italic">Le Roi d’Ys, </font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">qui a inventé</font><font size="2" face="TimesTen-Roman">  un <em><font size="2" face="TimesTen-Italic">Ring </font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">poétique et morbide ou une </font></font><em><font size="2" face="TimesTen-Italic">Carmen </font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">sortie tout droit de Goya, au</font><font size="2" face="TimesTen-Roman"> nom de quels « principes » lui interdirait- on d’exercer son art à Paris, c’est-à-dire de priver le seul public de l’Opéra de Paris des réalisations d’un véritable artiste? Est-ce un nouvel effet de notre masochisme antinational? </font></p>
<p align="left"><font size="2" face="TimesTen-Roman">Daniel Mesguich, le directeur du Conservatoire, parlait récemment non  seulement du </font><em><font size="2" face="TimesTen-Italic">pouvoir </font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">mais du </font><em><font size="2" face="TimesTen-Italic">devoir </font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">de mettre en</font><font size="2" face="TimesTen-Roman"> scène quand on est directeur : il faut revendiquer le même devoir pour <strong>Nicolas Joel</strong> à l’Opéra de Paris!</font></p>
<p></font></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/05/27/lhumeur-de-juin-principes/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;humeur de mai : L&#8217;art de nommer</title>
		<link>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/05/14/lhumeur-de-mai-lart-de-nommer/</link>
		<comments>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/05/14/lhumeur-de-mai-lart-de-nommer/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 May 2008 10:51:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/05/14/lhumeur-de-mai-lart-de-nommer/</guid>
		<description><![CDATA[
L’art de nommer est un des ressorts essentiels d’une bonne gestion des équilibres culturels. Plusieurs options se proposent pour cela au pouvoir ou à l’institution. Faire semblant de déléguer ce choix à des « personnalités compétentes » : cela a été le cas pour désigner le directeur de l’Opéra-Comique, dont on peut raisonnablement penser que sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2" face="TimesTen-Roman"></p>
<p align="left">L’art de nommer est un des ressorts essentiels d’une bonne gestion des équilibres culturels. Plusieurs options se proposent pour cela au pouvoir ou à l’institution. <em><font size="2" face="TimesTen-Italic">Faire semblant</font></em><em><font size="2" face="TimesTen-Italic"> de déléguer ce choix à des « personnalités compétentes » : </font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">cela a été le cas</font><font size="2" face="TimesTen-Roman"> pour désigner le directeur de <strong>l’Opéra-Comique,</strong> dont on peut raisonnablement penser que sa nomination préexistait à la constitution d’une commission qui n’a eu qu’à jouer un rôle fantoche. Or, puisque le choix était tout à fait honorable et justifié, pourquoi en passer par cette comédie? </font><em><font size="2" face="TimesTen-Italic">Faire</font></em><em><font size="2" face="TimesTen-Italic"> attendre interminablement et susciter des candidatures de diversion quand le choix s’impose d’évidence : </font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">cela a</font><font size="2" face="TimesTen-Roman"> été le cas pour désigner le successeur de Gerard Mortier à l’<strong>Opéra de Paris. </strong></font></p>
<p></font></p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p><font size="2" face="TimesTen-Roman">Tous ceux qui savent ce qu’il en est des nécessaires qualités d’un directeur de l’Opéra de Paris s’accordaient sur le nom de Nicolas Joel. Il a fallu pourtant qu’un ultime </font><em><font size="2" face="TimesTen-Italic">forcing</font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">amène le ministre </font><font size="2" face="TimesTen-Roman">d’alors à accepter cette évidence qu’un brouillage parisiano-mondain semblait lui cacher… </font><em><font size="2" face="TimesTen-Italic">Auditionner à huis clos</font></em><em><font size="2" face="TimesTen-Italic"> des candidats de valeurs diverses et décider </font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">in fine, </font><em><font size="2" face="TimesTen-Italic">de manière égalienne</font></em><font size="2" face="TimesTen-Roman">.</font><font size="2" face="TimesTen-Roman"> </font><font size="2" face="TimesTen-Roman">C’est une pratique de quelques responsables de chaînes de télévision qui arguent que, pour présenter des soirées musicales, il est préférable de choisir des personnalités qui n’ont aucun rapport avec le sujet! Comme si, pour présenter les <strong>JO,</strong> on s’adressait à un critique littéraire ou… à un animateur d’émission de musique classique, considérant que sa « fraîcheur d’approche » constituerait un plus !&#8230; </font></p>
<p><font size="2" face="TimesTen-Roman">Dans cette même perspective d’une nomination à huis clos et régalienne, on ne peut qu’être étonné du retard accumulé dans la nomination du successeur de Dominique Meyer (appelé à la direction de l’Opéra de Vienne) à la tête du <strong>théâtre des Champs-Élysées :</strong> sans doute Raymond Soubie, le président du conseil d’administration, est-il accaparé par sa tâche de  conseiller du président de la République, mais il n’en demeure pas moins que, le temps passant, les programmations seront plus difficiles à réaliser pour l’heureux élu.</font><font size="2" face="TimesTen-Roman"></p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">Nombre d’autres figures de la nomination pourraient être considérées, de celle du prochain directeur de la <strong>Villa Médicis</strong> à celle du patron de France Télévisions. Sans oublier, pour rester dans le domaine musical, les nominations des directeurs d’opéras : qui succédera à Paul Émile Fourny à Nice, à Serge Dorny à Lyon, à Renée Auphan à Marseille ? Et comment seront-ils nommés? Ne pourrait-on imaginer une procédure claire, transparente, adéquate à toutes les nominations – démocratique en quelque sorte? Ou doit-on admettre la pertinence du titre de l’émission de France 3 : <em><font size="2" face="TimesTen-Italic"><strong>Faut pas rêver !</strong></font></em></p>
<p></font></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/05/14/lhumeur-de-mai-lart-de-nommer/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;humeur d&#8217;avril : respect?</title>
		<link>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/04/08/respect/</link>
		<comments>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/04/08/respect/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 16:23:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/04/08/respect/</guid>
		<description><![CDATA[C’est entendu, la mise en scène de Krzysztof Warlikowski pour le Parsifal de Wagner à Bastille était d’une médiocrité confinant à la nullité : direction d’acteurs convenue dans un décor qui se veut moderniste et n’est que laid, transposition fade dans un xxe siècle de convention avec un fatras hétéroclite sans plus-value signifiante, platitude générale guère [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est entendu, la mise en scène de <strong>Krzysztof Warlikowski</strong> pour le <em><strong>Parsifal</strong></em> de <strong>Wagner</strong> à Bastille était d’une médiocrité confinant à la nullité : direction d’acteurs convenue dans un décor qui se veut moderniste et n’est que laid, transposition fade dans un xxe siècle de convention avec un fatras hétéroclite sans plus-value signifiante, platitude générale guère provocatrice (<strong>Warlikowski</strong> n’est qu’un pâle épigone d’un Marthaler).</p>
<p>Pourtant, au milieu de ce qui n’aurait dû susciter qu’accablement ou indifférence, quelques spectateurs ont cru bon de conférer l’auréole du scandale à cette mise en scène en vociférant de façon indécente quand, en prologue à l’acte III, un bref extrait du film de Rossellini, Allemagne, année zéro, fut projeté.</p>
<p>Bien sûr, on peut regretter encore une fois l’assimilation entre Wagner et le nazisme - mais, en l’occurrence, ces images possédaient une force poétique réelle, en rapport de surcroît avec le sujet, c’est-à-dire avec la problématique de l’innocence et du Mal, avec le questionnement de l’enfer comme miroir du monde (ce que concentre la dialectique Klingsor/Parsifal - ou ce que décline l’ambivalence de Kundry). Alors ?</p>
<p>Que les malotrus qui ont manifesté avec vulgarité leur réprobation n’aient rien compris, ce n’est qu’une triste habitude, qu’ils en aient appelé au « <strong>respect</strong> » dépasse les bornes : car, outre l’irrespect vis-à-vis du travail d’un metteur en scène et de son équipe (dont on peut certes critiquer le résultat), ceux qui sifflaient et huaient étaient les mêmes qui avaient applaudi à la fin de l’acte I&#8230; au mépris de la volonté de <strong>Wagner</strong> qui souhaitait que le public demeurât plongé dans le recueillement à l’issue du repas mystique !</p>
<p><strong>Respect</strong> <strong>?</strong> Et que dire de ces grappes de spectateurs qui, la dernière note à peine éteinte, se précipitaient vers la sortie, sans bien sûr daigner applaudir les artistes et sans égard pour les pieds de ceux qu’ils écrasaient dans le noir en partant ! <strong>Respect</strong> <strong>?</strong></p>
<p>Cette malheureuse anecdote montre encore une fois à quel point le public ne supporte pas le silence : il n’est que d’écouter chaque intervalle entre les mouvements d’un concerto ou d’une symphonie, chaque précipité à l’opéra, pour entendre un concert de toux, de raclements de gorge, de chuchotements divers. <strong>Respect</strong> <strong>?</strong></p>
<p>Alors, ces images fortes diffusées dans le silence nu, c’était insupportable ! Que la musique ait été magnifiquement servie, par un orchestre, un chef et surtout un plateau vocal exceptionnel, tout cela semblait de peu d’importance pour ces spectateurs qu’une minute de silence et quelques images faisant appel à leur intelligence et à un peu de sens poétique avaient rendu hystériques. Respect <strong>?</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/04/08/respect/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;humeur de mars : pour un nouveau centre !</title>
		<link>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/03/08/lhumaur-de-mars-pour-un-nouveau-centre/</link>
		<comments>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/03/08/lhumaur-de-mars-pour-un-nouveau-centre/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 08 Mar 2008 16:28:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/03/08/lhumaur-de-mars-pour-un-nouveau-centre/</guid>
		<description><![CDATA[En cette période de confrontation électorale où chacun affûte ses arguments, on reste pantois devant la démonstration par l’absurde opérée à l’Opéra-Bastille avec la nouvelle production de Luisa Miller de Verdi signée Gilbert Deflo !
On sait que le directeur de l’Opéra de Paris est un prosélyte de la relecture moderne des oeuvres lyriques et il a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En cette période de confrontation électorale où chacun affûte ses arguments, on reste pantois devant la démonstration par l’absurde opérée à l’Opéra-Bastille avec la nouvelle production de <em><strong>Luisa Miller</strong></em> de <strong>Verdi</strong> signée <strong>Gilbert Deflo</strong> !</p>
<p>On sait que le directeur de l’Opéra de Paris est un prosélyte de la relecture moderne des oeuvres lyriques et il a réussi quelques « coups » remarquables, dont le <em>Don Giovanni</em> confié à Michael Haneke, un des spectacles lyriques les plus excitants de ces dernières années. En même temps, il a aussi irrité en laissant Christoph Marthaler, qui avait proposé une passionnante <em>Katia Kabanova,</em> déformer et torturer <em>Les Noces de Figaro</em> comme pour leur faire avouer quelqu’improbable secret.</p>
<p>Pourtant, qu’on accepte ou qu’on refuse tel ou tel parti pris scénique, on est toujours intéressé par une réflexion dramaturgique, fût-elle inaboutie. Pourquoi donc avoir laissé ériger ce monument de ringardise qu’est cette « mise en scène » de<em> Luisa Miller</em> ? Un décor navrant de chromo tyrolien, des costumes de kermesse au village, une direction d’acteur aux abonnés absents, des choeurs figés comme en attente d’un discours de distribution des prix et de malheureux solistes laissés à l’abandon sur une moquette synthétique vert pomme, style terrasse de maison témoin à la Foire de Paris !</p>
<p>C’est affligeant ! <strong>Verdi</strong> était un compositeur en prise sur son temps qui tournait le dos aux vieilleries musicales et théâtrales : lui infliger aujourd’hui ces images d’Épinal, c’est le trahir ! Mais, plus généralement, entre le « gauchisme » révolutionnaire d’un Marthaler ou d’un Warlikowski et le repli réactionnaire et archi-conservateur d’un <strong>Deflo</strong>, il doit bien y avoir un juste milieu, un nouveau centre à trouver pour que les oeuvres qui nous procurent des émotions musicales nous montrent aussi une vérité théâtrale sans provocation inutile ni régression infantile !</p>
<p>Le pied de nez ironique de cette <em>Luisa Miller </em>peut amuser les <em>happy few</em> au deuxième ou au troisième degré - mais que vient chercher le public à l’Opéra : une démonstration idéologique ou un spectacle, beau, fort, expressif, vrai ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/03/08/lhumaur-de-mars-pour-un-nouveau-centre/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>L’humeur de février : Plus de pub ? Chiche !</title>
		<link>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/01/24/l%e2%80%99humeur-de-fevrier-plus-de-pub-chiche/</link>
		<comments>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/01/24/l%e2%80%99humeur-de-fevrier-plus-de-pub-chiche/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Jan 2008 13:07:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/01/24/l%e2%80%99humeur-de-fevrier-plus-de-pub-chiche/</guid>
		<description><![CDATA[

 
L’annonce faite par Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse a fait l’effet d’une bombe : plus de publicité sur la télévision publique ! Bien évidemment, les bons apôtres qui prônaient la mesure depuis des années rechignent… puisque ce n’est pas eux qui en ont eu l’initiative  (Michel Rocard l’avait proposé quand il était Premier Ministre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><em><br />
</em></p>
<p align="center"> </p>
<p>L’annonce faite par Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse a fait l’effet d’une bombe : plus de publicité sur la télévision publique ! Bien évidemment, les bons apôtres qui prônaient la mesure depuis des années rechignent… puisque ce n’est pas eux qui en ont eu l’initiative  (Michel Rocard l’avait proposé quand il était Premier Ministre – mais François Mitterrand avait calé…). D’ailleurs, la commission initiée par Xavier Darcos sur l’évolution des métiers de l’enseignement la recommande. Et depuis des années, on entend les responsables de la télévision publique opposer leur volontarisme en matière de culture aux fatales contraintes publicitaires. Pour autant, il est bien clair, comme le souligne Patrice Duhamel, directeur général de France-Télévision, qu’ « <em>il n’est pas question de faire un ‘super Arte’</em> » – mais bien de donner la possibilité à la stratégie du «  virage éditorial » engagée par Patrick de Carolis et Patrice Duhamel d’aller au bout de sa logique. Car, si ce « virage éditorial » porte déjà ses fruits avec par exemple la diffusion sur France 2 de pièces de théâtre en direct et en première partie de soirée (et avec quel succès !), avec la création sur France 3 d’un rendez-vous mensuel sur l’opéra, <em>L’heure de l’opéra</em>, diffusé le samedi à 23h, avec l’arrivée sur France 2, durant les vacances, de Jean-François Zygel et de ses leçons de musique&#8230;, il est évident qu’il y a encore beaucoup à faire : les émissions musicales régulières demeurent programmées à des heures très tardives, après minuit, parfois même à des heures « <em>indécentes</em> » (pour reprendre le mot de Patrick de Carolis lors de son premier discours), bien peu d’opéras sont diffusés en dehors de l’été, pratiquement pas de ballets, les productions régionales, lyriques ou théâtrales, sont ignorées… Tout cela, c’était la contrainte de l’Audimat. Tout va-t-il donc changer avec la disparition de la publicité ? Peut-on imaginer que la télévision publique française ressemble à la  BBC… ou à une radio privée comme RTL qui programme tous les matins (le <em>prime time </em>de la radio) un journal culturel, <em>Laissez-vous tenter,</em> où l’on parle avec simplicité et passion de films, de livres, de disques, d’opéra, de théâtre, de BD, d’expositions, etc…, qui programme aussi tous les dimanches, de 13h30 à 14h30, une émission entièrement consacrée à la musique classique ? La télévision publique a commencé à changer ces derniers mois, lentement : le coup de starter du Président de la République peut-il lui donner les moyens de transformer cet essai ? Chiche !    </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2008/01/24/l%e2%80%99humeur-de-fevrier-plus-de-pub-chiche/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;humeur de janvier : Menaces ?</title>
		<link>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2007/12/12/menaces/</link>
		<comments>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2007/12/12/menaces/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 Dec 2007 13:47:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://qobuz.com/blogs/alainduault/2007/12/12/menaces/</guid>
		<description><![CDATA[&#160;
&#160;
&#160;
Un bruit, plus qu’un bruit, une rumeur, plus qu’une rumeur, une  information qui commence, par bribes, à se confirmer ne laisse pas d’inquiéter :  le Ministère de la Culture envisagerait de supprimer sa subvention annuelle à  plusieurs Opéras de région ! Ceux d’Avignon, Metz et Tours seraient les premiers  touchés. Pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><font size="6">Un bruit, plus qu’un bruit, une rumeur, plus qu’une rumeur, une  information qui commence, par bribes, à se confirmer ne laisse pas d’inquiéter :  le Ministère de la Culture envisagerait de supprimer sa subvention annuelle à  plusieurs Opéras de région ! Ceux d’Avignon, Metz et Tours seraient les premiers  touchés. Pour les uns, l’opération se ferait en deux temps (diminution de 50% la  première année, totale la seconde année), pour les autres, le couperet tomberait  dès le budget 2008. Cela reviendrait tout simplement à les acculer à la  fermeture, les collectivités locales ne pouvant pallier cette lourde défection.  Alors pourquoi une telle entreprise de déstabilisation ? Pourquoi vouloir  défaire ce que Marcel Landowski, sous le ministère d’André Malraux, a patiemment  mis en place, tissant un réseau d’opéras et d’orchestre régionaux qui  constituent la richesse décentralisée de la vie musicale française ? J’avoue ne  pas comprendre ! Est-ce à dire que ces Opéras ne remplissent pas leur mission ?  Mais alors, pourquoi sont-ils pleins à chaque représentation, remplissant ainsi  auprès de la population locale ce rôle d’ensemencement culturel qui leur a été  assigné ? Faut-il voir dans cette décision un désaveu de la décentralisation et  les prémices d’un jacobinisme culturel assis sur un formatage étatisé ? Ou bien  est-ce une façon de répondre à une faiblesse globale du financement de l’Etat en  choisissant l’amputation de certains de ses membres plutôt qu’un diagnostic de  l’ensemble du corps ? Comme il semble qu’aucune concertation ni même information  préalable n’ait été mise en ½uvre, on ne peut que constater un fait accompli qui  s’apparente à un mauvais coup. Faut-il donc que les personnels des opéras à leur  tour descendent dans la rue, brûlent décors et costumes aux carrefours pour se  faire entendre ? On attendait mieux d’un pouvoir qui prétend aller de l’avant et  répondre sans langue de bois aux préoccupations de la population. Le Ministère  de la Culture doit à présent s’expliquer : soit démentir l’information, soit, si  elle se confirmait, la justifier – c’est-à-dire démontrer en quoi cette volonté  de détruire est un progrès. Puis compléter en annonçant enfin une politique pour  la musique en France. Ou bien dire à qui le tour dans la prochaine charrette  !&#8230; De telles menaces sont si graves qu’on serait ravi d’avoir eu tort !</font></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://qobuz.com/blogs/alainduault/2007/12/12/menaces/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
	</channel>
</rss>
