L’humeur

duaultpar Alain Duault

Journaliste, poète et romancier, Alain Duault est le « monsieur musique classique » de RTL et de France 3. Son premier recueil de poèmes, Colorature, est paru chez Gallimard en 1977. Il a également publié, entre autres, La Dévoyée (Belfond, 1996), Verdi, une passion, un destin (Gallimard, 2000) et Frédéric Chopin (Actes Sud, 2004).

L’humeur de juillet : Opéras trompe-l’oreille

Depuis quelques années, on voit refleurir à l’approche de l’été des affiches annonçant des représentations d’opéras devant des châteaux, de Sceaux à Vaux-le-Vicomte en passant par Champ-de-Bataille, le Sénat, Nancy ou Carcassonne. Les metteurs en scène en sont des people, ce qui permet une communication formidable, des places vendues sans difficultés et des recettes appréciables. Mais, comme il ne s’agit pas des Chorégies d’Orange ou de la Cour de l’Archevêché d’Aix-en-Provence, aux acoustiques exceptionnelles, le parti pris est de « sonoriser » les chanteurs. Pourquoi pas – si la sono est de qualité : hélas, cette année encore, ce n’est toujours pas le cas! Mais surtout, pour mener à bien une entreprise a priori sympathique (apporter l’opéra à ceux qui n’osent pas entrer dans des maisons d’opéras qu’ils jugent trop intimidantes), il faut que les artistes soient à la hauteur de la tâche! C’est là que le bât blesse avec une régularité attristante.

Distribuer un opéra comme Les Contes d’Hoffmann, le titre choisi cette année, est un casse-tête pour tout directeur d’opéra : on comprend donc la difficulté pour une structure qui prétend ne s’adresser qu’aux « jeunes talents du chant » ! Mais qui donc a pris la responsabilité de cette distribution? Qui a recruté l’orchestre? À quoi peut servir le fait de proposer, à l’exception d’un excellent Nicklausse, une caricature vocale, une approximation musicale, fut-ce dans une mise en scène plutôt réussie qui, sans invention extravagante, sait parfaitement déployer des images qui donnent à voir les sentiments de personnages qui existent vraiment? Pourtant, c’est la musique qui devrait d’abord les faire entendre, la mise en scène n’étant là que pour offrir à l’oeil un support d’interprétation, une plus value de sens qui la fait rayonner. Mais si la musique ne rayonne pas !…

Pour que cette entreprise soit viable, il faut que ses initiateurs s’interrogent vraiment sur le recrutement des artistes qu’ils engagent et qu’ils se souviennent que, pour chanter en plein air et amener des foules nouvelles à l’opéra, il faut disposer des éléments techniques d’une part et des éléments humains, c’est-à-dire vocaux, d’autre part. C’est ce qu’a réussi Pavarotti en son temps. Sinon à quoi sert finalement un tel spectacle en trompe-l’oreille ?


posté le Wednesday 25 June 2008 à 9:00.

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L’humeur de juin : principes

Il est toujours curieux d’observer la bruyante exigence d’une application de « principes » de la part de ceux qui sont par ailleurs si prompts à s’enflammer soit contre la routine soit contre la nouveauté. Ainsi, ceux qui vitupèrent la fameuse Regietheater, à l’allemande, que Gerard Mortier a importée à l’Opéra de Paris et qui nous a donné le pire (Les Noces de Figaro par Marthaler) et le meilleur (Don Giovanni par Haneke), sont les mêmes qui, au nom de principes (édictés par qui?), prétendent interdire à Nicolas Joel de mettre en scène à l’Opéra de Paris à présent qu’il va en prendre la direction!

Or ils devraient au contraire se réjouir d’avoir l’assurance de mises en scène soignées, respectueuses des œuvres sans être pour autant passéistes. Car Nicolas Joel a, depuis plusieurs décennies, fait ses preuves sur toutes les scènes du monde comme un metteur en scène qui s’inspire en tout premier lieu de la musique, de ses structures, de ses rythmes, qui essaie toujours de raconter une œuvre pour aujourd’hui – sans resituer nécessairement,  dans un premier degré primaire, n’importe quelle œuvre dans un prétendu « aujourd’hui » mais en l’éclairant depuis le point de vue d’aujourd’hui.

 

Pour autant, quand il transporte Aïda à l’époque de sa création, en 1871,  il trouble cette fois les consciences des tenants d’une imagerie à l’ancienne qui prétendent y voir éternellement la reproduction animée des statues du musée duCaire! Ce sont ceux-là, cette fois, qui s’inquiètent de voir sur la scène de « leur » Opéra ces « débordements », cette «modernité » qui dérangent leur digestion lyrique! L’opéra est un art suffisamment fort pour résister à tous les traitements mais le désir de beauté demeure le plus petit commun dénominateur des spectateurs qui se rendent dans ses temples parce que la beauté offre un chemin vers la vérité : « Tant qu’il existera des fragments de beauté, on pourra encore comprendre quelque chose au monde » écrit Guido Ceronetti.

 Au nom de quoi un metteur en scène qui vient de nous donner l’un des plus beaux Chevalier à la rose de ces  dernières années, qui a su l’an dernier inventer des images saisissantes pour faire revivre Le Roi d’Ys, qui a inventé  un Ring poétique et morbide ou une Carmen sortie tout droit de Goya, au nom de quels « principes » lui interdirait- on d’exercer son art à Paris, c’est-à-dire de priver le seul public de l’Opéra de Paris des réalisations d’un véritable artiste? Est-ce un nouvel effet de notre masochisme antinational?

Daniel Mesguich, le directeur du Conservatoire, parlait récemment non  seulement du pouvoir mais du devoir de mettre en scène quand on est directeur : il faut revendiquer le même devoir pour Nicolas Joel à l’Opéra de Paris!


posté le Tuesday 27 May 2008 à 11:44.

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L’humeur de mai : L’art de nommer

L’art de nommer est un des ressorts essentiels d’une bonne gestion des équilibres culturels. Plusieurs options se proposent pour cela au pouvoir ou à l’institution. Faire semblant de déléguer ce choix à des « personnalités compétentes » : cela a été le cas pour désigner le directeur de l’Opéra-Comique, dont on peut raisonnablement penser que sa nomination préexistait à la constitution d’une commission qui n’a eu qu’à jouer un rôle fantoche. Or, puisque le choix était tout à fait honorable et justifié, pourquoi en passer par cette comédie? Faire attendre interminablement et susciter des candidatures de diversion quand le choix s’impose d’évidence : cela a été le cas pour désigner le successeur de Gerard Mortier à l’Opéra de Paris.

 

Tous ceux qui savent ce qu’il en est des nécessaires qualités d’un directeur de l’Opéra de Paris s’accordaient sur le nom de Nicolas Joel. Il a fallu pourtant qu’un ultime forcingamène le ministre d’alors à accepter cette évidence qu’un brouillage parisiano-mondain semblait lui cacher… Auditionner à huis clos des candidats de valeurs diverses et décider in fine, de manière égalienne. C’est une pratique de quelques responsables de chaînes de télévision qui arguent que, pour présenter des soirées musicales, il est préférable de choisir des personnalités qui n’ont aucun rapport avec le sujet! Comme si, pour présenter les JO, on s’adressait à un critique littéraire ou… à un animateur d’émission de musique classique, considérant que sa « fraîcheur d’approche » constituerait un plus !…

Dans cette même perspective d’une nomination à huis clos et régalienne, on ne peut qu’être étonné du retard accumulé dans la nomination du successeur de Dominique Meyer (appelé à la direction de l’Opéra de Vienne) à la tête du théâtre des Champs-Élysées : sans doute Raymond Soubie, le président du conseil d’administration, est-il accaparé par sa tâche de  conseiller du président de la République, mais il n’en demeure pas moins que, le temps passant, les programmations seront plus difficiles à réaliser pour l’heureux élu.

 

Nombre d’autres figures de la nomination pourraient être considérées, de celle du prochain directeur de la Villa Médicis à celle du patron de France Télévisions. Sans oublier, pour rester dans le domaine musical, les nominations des directeurs d’opéras : qui succédera à Paul Émile Fourny à Nice, à Serge Dorny à Lyon, à Renée Auphan à Marseille ? Et comment seront-ils nommés? Ne pourrait-on imaginer une procédure claire, transparente, adéquate à toutes les nominations – démocratique en quelque sorte? Ou doit-on admettre la pertinence du titre de l’émission de France 3 : Faut pas rêver !


posté le Wednesday 14 May 2008 à 11:51.

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L’humeur d’avril : respect?

C’est entendu, la mise en scène de Krzysztof Warlikowski pour le Parsifal de Wagner à Bastille était d’une médiocrité confinant à la nullité : direction d’acteurs convenue dans un décor qui se veut moderniste et n’est que laid, transposition fade dans un xxe siècle de convention avec un fatras hétéroclite sans plus-value signifiante, platitude générale guère provocatrice (Warlikowski n’est qu’un pâle épigone d’un Marthaler).

Pourtant, au milieu de ce qui n’aurait dû susciter qu’accablement ou indifférence, quelques spectateurs ont cru bon de conférer l’auréole du scandale à cette mise en scène en vociférant de façon indécente quand, en prologue à l’acte III, un bref extrait du film de Rossellini, Allemagne, année zéro, fut projeté.

Bien sûr, on peut regretter encore une fois l’assimilation entre Wagner et le nazisme - mais, en l’occurrence, ces images possédaient une force poétique réelle, en rapport de surcroît avec le sujet, c’est-à-dire avec la problématique de l’innocence et du Mal, avec le questionnement de l’enfer comme miroir du monde (ce que concentre la dialectique Klingsor/Parsifal - ou ce que décline l’ambivalence de Kundry). Alors ?

Que les malotrus qui ont manifesté avec vulgarité leur réprobation n’aient rien compris, ce n’est qu’une triste habitude, qu’ils en aient appelé au « respect » dépasse les bornes : car, outre l’irrespect vis-à-vis du travail d’un metteur en scène et de son équipe (dont on peut certes critiquer le résultat), ceux qui sifflaient et huaient étaient les mêmes qui avaient applaudi à la fin de l’acte I… au mépris de la volonté de Wagner qui souhaitait que le public demeurât plongé dans le recueillement à l’issue du repas mystique !

Respect ? Et que dire de ces grappes de spectateurs qui, la dernière note à peine éteinte, se précipitaient vers la sortie, sans bien sûr daigner applaudir les artistes et sans égard pour les pieds de ceux qu’ils écrasaient dans le noir en partant ! Respect ?

Cette malheureuse anecdote montre encore une fois à quel point le public ne supporte pas le silence : il n’est que d’écouter chaque intervalle entre les mouvements d’un concerto ou d’une symphonie, chaque précipité à l’opéra, pour entendre un concert de toux, de raclements de gorge, de chuchotements divers. Respect ?

Alors, ces images fortes diffusées dans le silence nu, c’était insupportable ! Que la musique ait été magnifiquement servie, par un orchestre, un chef et surtout un plateau vocal exceptionnel, tout cela semblait de peu d’importance pour ces spectateurs qu’une minute de silence et quelques images faisant appel à leur intelligence et à un peu de sens poétique avaient rendu hystériques. Respect ?


posté le Tuesday 8 April 2008 à 17:23.

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L’humeur de mars : pour un nouveau centre !

En cette période de confrontation électorale où chacun affûte ses arguments, on reste pantois devant la démonstration par l’absurde opérée à l’Opéra-Bastille avec la nouvelle production de Luisa Miller de Verdi signée Gilbert Deflo !

On sait que le directeur de l’Opéra de Paris est un prosélyte de la relecture moderne des oeuvres lyriques et il a réussi quelques « coups » remarquables, dont le Don Giovanni confié à Michael Haneke, un des spectacles lyriques les plus excitants de ces dernières années. En même temps, il a aussi irrité en laissant Christoph Marthaler, qui avait proposé une passionnante Katia Kabanova, déformer et torturer Les Noces de Figaro comme pour leur faire avouer quelqu’improbable secret.

Pourtant, qu’on accepte ou qu’on refuse tel ou tel parti pris scénique, on est toujours intéressé par une réflexion dramaturgique, fût-elle inaboutie. Pourquoi donc avoir laissé ériger ce monument de ringardise qu’est cette « mise en scène » de Luisa Miller ? Un décor navrant de chromo tyrolien, des costumes de kermesse au village, une direction d’acteur aux abonnés absents, des choeurs figés comme en attente d’un discours de distribution des prix et de malheureux solistes laissés à l’abandon sur une moquette synthétique vert pomme, style terrasse de maison témoin à la Foire de Paris !

C’est affligeant ! Verdi était un compositeur en prise sur son temps qui tournait le dos aux vieilleries musicales et théâtrales : lui infliger aujourd’hui ces images d’Épinal, c’est le trahir ! Mais, plus généralement, entre le « gauchisme » révolutionnaire d’un Marthaler ou d’un Warlikowski et le repli réactionnaire et archi-conservateur d’un Deflo, il doit bien y avoir un juste milieu, un nouveau centre à trouver pour que les oeuvres qui nous procurent des émotions musicales nous montrent aussi une vérité théâtrale sans provocation inutile ni régression infantile !

Le pied de nez ironique de cette Luisa Miller peut amuser les happy few au deuxième ou au troisième degré - mais que vient chercher le public à l’Opéra : une démonstration idéologique ou un spectacle, beau, fort, expressif, vrai ?


posté le Saturday 8 March 2008 à 17:28.

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L’humeur de février : Plus de pub ? Chiche !


 

L’annonce faite par Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse a fait l’effet d’une bombe : plus de publicité sur la télévision publique ! Bien évidemment, les bons apôtres qui prônaient la mesure depuis des années rechignent… puisque ce n’est pas eux qui en ont eu l’initiative  (Michel Rocard l’avait proposé quand il était Premier Ministre – mais François Mitterrand avait calé…). D’ailleurs, la commission initiée par Xavier Darcos sur l’évolution des métiers de l’enseignement la recommande. Et depuis des années, on entend les responsables de la télévision publique opposer leur volontarisme en matière de culture aux fatales contraintes publicitaires. Pour autant, il est bien clair, comme le souligne Patrice Duhamel, directeur général de France-Télévision, qu’ « il n’est pas question de faire un ‘super Arte’ » – mais bien de donner la possibilité à la stratégie du «  virage éditorial » engagée par Patrick de Carolis et Patrice Duhamel d’aller au bout de sa logique. Car, si ce « virage éditorial » porte déjà ses fruits avec par exemple la diffusion sur France 2 de pièces de théâtre en direct et en première partie de soirée (et avec quel succès !), avec la création sur France 3 d’un rendez-vous mensuel sur l’opéra, L’heure de l’opéra, diffusé le samedi à 23h, avec l’arrivée sur France 2, durant les vacances, de Jean-François Zygel et de ses leçons de musique…, il est évident qu’il y a encore beaucoup à faire : les émissions musicales régulières demeurent programmées à des heures très tardives, après minuit, parfois même à des heures « indécentes » (pour reprendre le mot de Patrick de Carolis lors de son premier discours), bien peu d’opéras sont diffusés en dehors de l’été, pratiquement pas de ballets, les productions régionales, lyriques ou théâtrales, sont ignorées… Tout cela, c’était la contrainte de l’Audimat. Tout va-t-il donc changer avec la disparition de la publicité ? Peut-on imaginer que la télévision publique française ressemble à la BBC… ou à une radio privée comme RTL qui programme tous les matins (le prime time de la radio) un journal culturel, Laissez-vous tenter, où l’on parle avec simplicité et passion de films, de livres, de disques, d’opéra, de théâtre, de BD, d’expositions, etc…, qui programme aussi tous les dimanches, de 13h30 à 14h30, une émission entièrement consacrée à la musique classique ? La télévision publique a commencé à changer ces derniers mois, lentement : le coup de starter du Président de la République peut-il lui donner les moyens de transformer cet essai ? Chiche !    


posté le Thursday 24 January 2008 à 14:07.

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L’humeur de janvier : Menaces ?

 

 

 

Un bruit, plus qu’un bruit, une rumeur, plus qu’une rumeur, une information qui commence, par bribes, à se confirmer ne laisse pas d’inquiéter : le Ministère de la Culture envisagerait de supprimer sa subvention annuelle à plusieurs Opéras de région ! Ceux d’Avignon, Metz et Tours seraient les premiers touchés. Pour les uns, l’opération se ferait en deux temps (diminution de 50% la première année, totale la seconde année), pour les autres, le couperet tomberait dès le budget 2008. Cela reviendrait tout simplement à les acculer à la fermeture, les collectivités locales ne pouvant pallier cette lourde défection. Alors pourquoi une telle entreprise de déstabilisation ? Pourquoi vouloir défaire ce que Marcel Landowski, sous le ministère d’André Malraux, a patiemment mis en place, tissant un réseau d’opéras et d’orchestre régionaux qui constituent la richesse décentralisée de la vie musicale française ? J’avoue ne pas comprendre ! Est-ce à dire que ces Opéras ne remplissent pas leur mission ? Mais alors, pourquoi sont-ils pleins à chaque représentation, remplissant ainsi auprès de la population locale ce rôle d’ensemencement culturel qui leur a été assigné ? Faut-il voir dans cette décision un désaveu de la décentralisation et les prémices d’un jacobinisme culturel assis sur un formatage étatisé ? Ou bien est-ce une façon de répondre à une faiblesse globale du financement de l’Etat en choisissant l’amputation de certains de ses membres plutôt qu’un diagnostic de l’ensemble du corps ? Comme il semble qu’aucune concertation ni même information préalable n’ait été mise en ½uvre, on ne peut que constater un fait accompli qui s’apparente à un mauvais coup. Faut-il donc que les personnels des opéras à leur tour descendent dans la rue, brûlent décors et costumes aux carrefours pour se faire entendre ? On attendait mieux d’un pouvoir qui prétend aller de l’avant et répondre sans langue de bois aux préoccupations de la population. Le Ministère de la Culture doit à présent s’expliquer : soit démentir l’information, soit, si elle se confirmait, la justifier – c’est-à-dire démontrer en quoi cette volonté de détruire est un progrès. Puis compléter en annonçant enfin une politique pour la musique en France. Ou bien dire à qui le tour dans la prochaine charrette !… De telles menaces sont si graves qu’on serait ravi d’avoir eu tort !


posté le Wednesday 12 December 2007 à 14:47.

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